Vivre en sécurité à Quiberon, est-ce réellement possible?
Tous les habitants et estivants de Quiberon aspirent à vivre leur séjour en toute sécurité.
Or, c’est impossible, aujourd’hui, à cause des dangers créés par l’Aérodrome de Quiberon, situé en pleine agglomération, en bordure des campings et des plages.
L'attention des pouvoirs publics et du Maire a maintes fois été attirée sur le problème de l'Aérodrome de Quiberon. Sans succès.
Malheureusement, l'an passé, avion s'est écrasé sur la Ville de Quiberon :cet accident dramatique est venu confirmer les craintes que nous exprimons depuis plusieurs années sur le danger de ce terrain.
Nous nous associons bien entendu à la douleur des proches du pilote et des passagers tués; mais le respect que nous leur devons ne doit pas nous empêcher de manifester notre inquiétude et celle de nombreux riverains de ce terrain.
L'Association QUIBERON CALME ET SÉCURITÉ
A été créée en août 2005 par la volonté de nombreux résidents permanents ou estivants de Quiberon dans le but de faire cesser les nuisances sonores et surtout le danger induits par l'activité de cet Aérodrome Municipal planté comme une épée au coeur de la ville.
La Municipalité de Quiberon et l'Aérodrome
Nous affirmons que la responsabilité de la Municipalité de Quiberon est engagée, puisque, malgré nos très nombreuses alertes, elle laisse exercer, sans réel contrôle, de plus en plus d'activités à partir de ce terrain dont elle a la propriété.
On sait que le décollage est la phase la plus dangereuse dans l'évolution d'un avion; à Quiberon, lorsqu'ils décollent au-dessus de la ville, ceux-ci ne disposent d'aucune possibilité de dégagement en cas de problème, panne moteur ou autre. En été, on dénombre jusqu'à un décollage toutes les 5 minutes, et cela pendant plusieurs heures!
Malgré cela sont pratiqués :
-les exercices de " Touch and Go", qui amènent les avions de l'Aéroclub de Quiberon à atterrir et décoller en séries rapprochées.
-Le largage de parachutistes à longueur de journée, alors que d'autres villes, comme La Baule, limitent cette activité à quelques jours par an.
-Les baptêmes de l'air (survol des plages, de Port Haliguen, des îles)
-Les promenades en hélicoptère.
-Depuis peu, l'accueil des ULM, alors qu'ils ont leur propre terrain à l'entrée de la presqu'île.
Ces activités très lucratives représentent 80% de l'activité du terrain, alors que les avions " passagers" ne représentent que 20%. Elles paraissent difficilement compatibles avec le statut "Association 1901" d'un aéroclub.
On peut également s'interroger sur le bien-fondé de la mise à disposition pour un loyer dérisoire d'un bien communal (terrain de 14 hectares) au profit d'un petit groupe,sans qu'il soit prouvé que cela soit un " plus" pour Quiberon.
Nous pouvons même affirmer que ces nuisances ont fait fuir des estivants. Le nombre de nuitées d'hôtel induites par l'activité aérienne ne semble pas dépasser 1%.
Nous déplorons que, pour le profit de quelques-uns, on puisse nuire à la qualité de vie et à la sécurité d'une population estivale de 50.000 âmes. La violence de quelques courriers qui nous ont adressés démontre que certains craignent d'être touchés au niveau de leurs intérêts personnels.
Faut-il fermer l'Aérodrome?
Sans doute, à moins qu'une concertation réellement constructive amène les responsables à prendre en considération le bien-être et la sécurité des Quiberonnais : un usage RAISONNABLE de ce terrain, limitant les activités aériennes au seul accueil des avions "passagers" nous semble une solution temporaire acceptable; à défaut d'obtenir ceci, nous engagerons notre action vers sa fermeture définitive.
Le transfert de l’Aérodrome de Quiberon à l’entrée de la Presqu’Ile – où est localisée la piste spéciale pour les ULM – est la solution pour conserver une activité aérienne, sans aucun risque pour personne, car les avions dégageront directement à l’atterrisage ou au décollage, vers la mer.
L’espace libéré sera transformé en zone verte (jogging, cheval, golf, vélo) pour améliorer encore l’attrait touristique de Quiberon.